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Meilleurs Voeux 2017

Publié le par Histoires de Villages

Notre site internet, qui est aussi le vôtre, adresse ses meilleurs vœux de bonheur, joies et santé à tous les amis adhérents de nos deux associations, les Amis du Vieux Morey et l'Amicale de Lavoncourt, ainsi qu'à leurs familles.

Ces vœux s'adressent également à tous les lecteurs, proches ou lointains, qui auront la curiosité et l'envie de consulter notre site au cours de cette année nouvelle.

Nous voulons aussi profiter de ce moment pour remercier nos deux associations qui ont permis la création et l'existence de ce site dédié à notre région. Nous voulons espérer que 2017 verra l'essor pour nous de ce nouveau moyen de communication avec la participation de tous ceux qui voudront bien apporter leur amicale contribution en suivant les pas d'Evelyne JOLY et de Patrick MATHIE qui ont commencé à ouvrir le chemin avec la publication de leurs premiers articles riches d'intérêts et si bien documentés et illustrés.

Enfin pour terminer , nous souhaitons que ce site permettra de faire mieux connaître la richesse de notre territoire à un public étranger à notre région et lui donner envie de le visiter et de le rencontrer plus en profondeur.

Encore meilleurs vœux à tous.

Michel LEFEVRE 

 

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DEUX NOUVEAUX LIVRES EDITES AVEC LE SOUTIEN DE LA SECTION HISTOIRE DES VILLAGES DE LAVONCOURT VIENNENT DE PARAITRE

Publié le par Patrick Mathie

Comme annoncé dans ces colonnes Evelyne JOLY et Jacques ATTALIN viennent de publier deux ouvrages "Petites Chroniques Villageoises" et "La Geste des Comtois" avec le soutien de la section "Histoire des Villages de l'Amicale de Lavoncourt"

 

 

 

PETITES CHRONIQUES VILLAGEOISES

par Evelyne JOLY

" Les deux premiers tomes des ¨Petites chroniques villageoises  étant épuisés... il nous a semblé important de proposer un troisième tome avec des anecdotes inédites toujours puisées dans les archives départementales de Vesoul ou les archives diocésaines à Besançon.

Rien n'est le fruit de notre imagination, la vie quotidienne dans nos villages dépassait parfois tout ce que l'on peut imaginer en cocasserie.

L'humour , l'émotion, l'étonnement, l'indignation parfois, sont toujours au rendez- vous, images au quotidien, de vies simples qui se conjuguent désormais au passé"

                                                                                                               L'Auteure

DEUX NOUVEAUX LIVRES EDITES AVEC LE SOUTIEN DE LA SECTION HISTOIRE DES VILLAGES DE LAVONCOURT VIENNENT DE PARAITRE
DEUX NOUVEAUX LIVRES EDITES AVEC LE SOUTIEN DE LA SECTION HISTOIRE DES VILLAGES DE LAVONCOURT VIENNENT DE PARAITRE
DEUX NOUVEAUX LIVRES EDITES AVEC LE SOUTIEN DE LA SECTION HISTOIRE DES VILLAGES DE LAVONCOURT VIENNENT DE PARAITRE

LA GESTE DES COMTOIS

par Jacques ATTALIN

*La geste, du latin gesta, est une « action d'éclat accomplie » de caractère guerrier ou fantastique. Tous les modes d'expression sont utilisés  : la parole, le chant, le mime.

"Après la publication de différents ouvrages ayant trait à l'histoire locale je vous convie à la découverte de la Geste des Comtois. Une saga à la frontière d'un récit légendaire!

                                                                                                                 L'Auteur

Jacques Attalin nous conduit, à sa suite, sur la trace des chevaliers Saônois et Comtois  en nous faisant revivre  leurs exploits en Burgondie, en Espagne, en Italie, en Turquie, en Grèce, enTunisie, en Egypte... Les pieuses intentions originelles concrétisées par des  pélèrinages vont inévitablement évoluer au cours des siècles avec les Croisades!

 

 

DEUX NOUVEAUX LIVRES EDITES AVEC LE SOUTIEN DE LA SECTION HISTOIRE DES VILLAGES DE LAVONCOURT VIENNENT DE PARAITRE
DEUX NOUVEAUX LIVRES EDITES AVEC LE SOUTIEN DE LA SECTION HISTOIRE DES VILLAGES DE LAVONCOURT VIENNENT DE PARAITRE
DEUX NOUVEAUX LIVRES EDITES AVEC LE SOUTIEN DE LA SECTION HISTOIRE DES VILLAGES DE LAVONCOURT VIENNENT DE PARAITRE

Les livres sont en vente auprès des auteurs ou de l'Amicale de Lavoncourt,

Mairie de Lavoncourt 70

 

On peut se procurer les Bulletins et parutions de l'association

"LES AMIS DU VIEUX MOREY et des ENVIRONS"

auprès de

Evelyne JOLY à Tincey

Didier LAURENT à Volon

ou

pendant les conférences données par les Amis du Vieux Morey.

 

 

Une petite partie des productions de "Histoire des Villages de Lavoncourt" et des "Amis du Vieux Morey".

-----------------

 

Les Amis du Vieux Morey et des Environs

 

La Roche-Morey est situé au pied d'une colline calcaire  à 300 m d'altitude. Cette colline surnommée "la roche" constitue le point le plus élevé de l'ouest du département de Haute Saône. De son sommet aux alentours de 500 mètres à peine, la vue s'étend de Langres, à l'ouest aux Vosges, au Jura et aux Alpes par temps clair ce qui constitue un des panoramas les plus étendus de France pour une si petite hauteur. Il n'existe pas en effet d'autres obstacles naturels dans les environs.

La Roche-Morey, appelé initialement Morey ( sans doute pour ne pas le confondre avec Morey en Saône et Loire, est un petit village de Haute-Saône où fut édifié le dernier monastère de l'ordre des Bénédictins de la région avant la Révolution. Par la suite, ce monastère fut racheté par des sœurs qui le transformèrent en pensionnat dit de « l'Immaculée Conception ». Ce dernier ferma ses portes en 1979 pour causes de sécurité mais les bâtiments sont toujours intacts et peuvent être visités. ( source: WIkipédia)

La Roche Morey. 1: vue générale. 2: l'ancien couvent devenu pensionnat.
La Roche Morey. 1: vue générale. 2: l'ancien couvent devenu pensionnat.

La Roche Morey. 1: vue générale. 2: l'ancien couvent devenu pensionnat.

L'association du Vieux Morey est active depuis une dizaine d'années. Son objectif est de faire revivre et de valoriser le patrimoine de La Roche Morey et des villages des environs.

Ses membres effectuent de nombreuses recherches qui sont publiées dans des bulletins et des conférences sur des thèmes historiques.

Conférences à Melin et Morey.
Conférences à Melin et Morey.
Conférences à Melin et Morey.
Conférences à Melin et Morey.

Conférences à Melin et Morey.

La publication d'un nouvel ouvrage est en cours :

 La Monographie des Paroisses

qui dépendaient

de

l’Eglise de Laitre


Auteur : Ferdinand Demongeot (1835- 1908)

"Il était important pour les Amis du Vieux Morey et des Environs de publier cette monographie vieille de plus de 100 ans dont le manuscrit dormait dans un tiroir.
D’abord on doit saluer le travail de l’auteur, même si son récit est très personnel il cite des sources qu’il est facile de consulter pour compléter ses informations.
Il a le mérite de nous faire découvrir une page de la vie des villages qui dépendaient de la paroisse de Laitre.
Nous avons respecté l’intégralité des écrits de Ferdinand Demongeot et que soient encore remerciés ceux grâce auxquels cela a été possible, pour avoir tapé et relu les près de 600 feuillets manuscrits que Pierre Carteret qui en était le détenteur, nous avait confiés.
Ainsi au fil des pages non seulement l’auteur nous convie à une promenade dans le passé et l’histoire de notre région mais également au fil des villages de Molay, La Rochelle, Cintrey, Malvillers, Charmes-Saint-Valbert, la Roche Morey, Lavigney, Preigney et bien d’autres.
Ce récit, à la fois documenté mais également passionné et parfois empreint de naïveté, constitue une formidable documentation".

                                                                               E. Joly. Présidente de l'Associaition

 

La section Amicale "Histoire des Villages"

de Lavoncourt 70

et 

L'association "Les Amis du Vieux Morey",

de La Roche Morey 70

Vous souhaitent...

 

Patrick Mathie, décembre 2016

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NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS

Publié le par Patrick Mathie

Le petit village de BROTTE LES RAY se met "EN LUMIERE" dans le courant du mois de décembre. Cette année encore l'association "Du Moulin au Tacot" et les 70 habitants se sont mobilisés pour illuminer les maisons et accueillir les nombreux visiteurs avec les gaufres à l'ancienne et le vin chaud servis sous un chapiteau chauffé, à proximité du lavoir reconverti, pour deux soirées, en cuisine d'autrefois.

Une très belle réussite!

 

NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS

L'équipe de l'Association "Du Moulin au Tacot " s'est constituée en septembre 2014. Elle anime le village tout au long de l'année:  chasse au œufs en avril, concours de pétanque en juin, vide-grenier, village en lumière en décembre.

 

NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS

Lorsque le visiteur déambule  dans la Grand Rue de Brotte il découvre une féerie lumineuse que les centaines de guirlandes électriques disposées dans les jardins, les cours et sur les maisons font jaillir de la nuit. Ici une crèche, là le traîneau du Père Noël, ici encore des sapins aux couleurs multicolores et changeantes. Chacun a voulu apporter sa touche personnelle dans les décorations scintillantes!

NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS

La chapelle du XVIème siècle accueille une crèche autour de laquelle le boeuf , l'âne et les moutons font cercle. De l'autre côté de la rue, les rois mages à dos de chameau suivent l'étoile qui les conduit vers la bergerie et ses animaux réalisés en éléments naturels: rondelles de bois, noix... collés sur des silhouettes découpées dans des planches. L'écologie est présente!

De style gothique flamboyant, la chapelle Sainte Anne qui date du XVIe siècle possède une remarquable croisée d'ogives en bois.
De style gothique flamboyant, la chapelle Sainte Anne qui date du XVIe siècle possède une remarquable croisée d'ogives en bois.
De style gothique flamboyant, la chapelle Sainte Anne qui date du XVIe siècle possède une remarquable croisée d'ogives en bois.

De style gothique flamboyant, la chapelle Sainte Anne qui date du XVIe siècle possède une remarquable croisée d'ogives en bois.

Afin de se réchauffer quelque peu il suffit d'emprunter  (avec prudence) les marches disjointes descendant de la chapelle et d'entrer sous le chapiteau accolé au lavoir.

Des radiateurs soufflants dispensent une chaleur bienfaisante aux convives attablés qui devisent dans un sympathique brouhaha, en dégustant des gaufres, des crêpes et en buvant le vin chaud qui vous brûle les doigts à travers le gobelet en carton avant de répandre dans votre palais et votre gosier des senteurs d'orange de cannelle  et de girofle...

NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS

Sous le lavoir,  dont le bassin a été transformé en plancher, une escouade de  marmitons affublés de bonnets de Noël rouges et blancs s'activent sur d'antiques poêles à bois de Fallon ou de Varigney. Les corps de fourneaux rouillés  se dressant comme des  tuyaux d'orgues dans une cathédrale, émettent des panaches de fumée diaphane qui s'évanouit sous les tuiles du toit. Une bonne odeur de gaufre flotte dans l'air...

Ici, c'est la tradition qui retrouve droit de cité!

 

NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS
NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS

Les vieux poêles à bois du 19ème siècle.

Il est plaisant de constater que le vieux fourneaux à bois utilisés par nos arrières grands mères et pour certains d'entre nous par nos arrières arrières grands mères!...fonctionnent toujours aussi bien! C'est une idée géniale qu'ont eu là les membres de l'association pour redonner son plein sens à l'expression "comme autrefois"!

Ces vieux poêles à bois, d'où viennent-ils?

 

"On exploite le fer en Franche-Comté depuis le Moyen- Âge. De nombreux sites nous ont livré des témoignages de cette époque reculée (ex : pointes de flèches, épées damassées de l’époque mérovingienne…)

Au cours de la première moitié du 19ème siècle, l’activité métallurgique de la Haute-Saône a constitué l’élément moteur de l’économie du département, à tel point que celui-ci devient l’un des principaux producteurs de fonte de fer en France. Les hauts fourneaux et les forges s’activent un peu partout sur le territoire depuis le Moyen Age et produisent fonte et fer d’une qualité reconnue, due principalement à l’abondance du minerai de fer et des forêts, qui alimentent régulièrement les hauts fourneaux.

Cette période faste de l’économie haut-saônoise prend pourtant fin à partir de 1855 avec pour conséquence la fermeture des premiers hauts fourneaux (Loeuilley en 1855, Saint-Loup-lès-Gray en 1857, Conflandey et Scey-sur-Saône en 1858), qui ne résistent pas à la concurrence d’autres régions françaises et qui souffrent d’un retard technique.

Le relais est alors pris par la fonderie de seconde fusion, qui produit des pièces de fonte moulée, et qui contribuera à relancer l’activité de certains sites, qui se spécialisent en particulier dans la fabrication des fourneaux en fonte ; ce sera le cas de BAIGNES, FALLON, VARIGNEY, LA ROMAINE(Pont de Planche), MAGNY-VERNOIS…"

( source: http://dirreve.wolf.am/2010/08/les-fourneaux-en-fonte-de-haute-saone/)

 

Les forges saônoises se lancent dans la fabrication de poêles à bois et charbon en tôle et fonte aux environs de 1855.
Les forges saônoises se lancent dans la fabrication de poêles à bois et charbon en tôle et fonte aux environs de 1855.
Les forges saônoises se lancent dans la fabrication de poêles à bois et charbon en tôle et fonte aux environs de 1855.
Les forges saônoises se lancent dans la fabrication de poêles à bois et charbon en tôle et fonte aux environs de 1855.
Les forges saônoises se lancent dans la fabrication de poêles à bois et charbon en tôle et fonte aux environs de 1855.
Les forges saônoises se lancent dans la fabrication de poêles à bois et charbon en tôle et fonte aux environs de 1855.
Les forges saônoises se lancent dans la fabrication de poêles à bois et charbon en tôle et fonte aux environs de 1855.

Les forges saônoises se lancent dans la fabrication de poêles à bois et charbon en tôle et fonte aux environs de 1855.

 

Une grande variété de fourneaux est produite en Haute Saône:

"La production des fourneaux de fonte connut un grand essor, et son apogée, entre 1800 et 1850. Au milieu du siècle une douzaine d'usines produisait en Franche Comté des fourneaux. telle FALLON, dans les Vosges saônoises, là surtout dans la basse montagne, on s'équipait "du fourneau de Fallon dit à quatre marmites", telle aussi MAGNY-VERNOIS, dont la fabrication des fourneaux de cuisine est attestée dès 1806, puis plus tardivement après 1826, BAIGNES, BAUDIN, FOUCHERANS.

Dès 1825, sept usines fabriquaient des fourneaux. C'est dire combien la demande était grande. Dès lors, l'équipement des demeures villageoises marcha bon train.

Les fourneaux produits devinrent rapidement d'une grande variété. Dès le XVIIIe siècle, les fabricants produisaient des séries de tailles différentes, dont les modèles portèrent des numéros. Puis on fabriqua des fourneaux ronds, ovales, carrés ou allongés. Le modèle qui s'imposa fut celui à quatre trous, avec deux grosses marmites devant, et deux petites derrière, ce qui donna cette allure évasée à l'avant et rétrécie à l'arrière, si caractéristique du modèle. On spécialisa certains modèles, à la silhouette évasée et ronde, pour la lessive."

Des fourneaux "à plusieurs marmites"

Le fourneau à  3 ou 4 marmites, très demandé, serait issu de la combinaison du potager et du fourneau à 2 trous. Ce fourneau à 3 ou 4 marmites aurait été inventé par Sire et Girardot et breveté en 1831, à Beaumotte (Haute-Saône) puis diffusé surtout dans la seconde moitié du 19è . Son succès est tel qu'il est toujours acheté dans les premières décennies du 20è jusque dans les années 1940. Il est monté sur des pattes droites ou en forme de pattes d'animaux, courtes pour faciliter le maniement des lourdes marmites et des balonges*. Il sert à la fois au chauffage, à la préparation des aliments pour la famille et pour les animaux, et même aussi , quand il est assez gros, pour faire chauffer la lessiveuse.

* ( balonge: réservoir d'eau encastré dans le fourneau ou la cuisinière, que l'on remplissait d'eau froide qui se chauffait au contact du foyer. Un robinet situé à sa base, en façade permettait de récupérer l'eau chaude)

Une cuisinière bois charbon,sa balonge et son robinet de vidange.

Différents types de fourneaux:

Chaque fonderie Haut Saônoise avait ses propres modèles de fourneaux.

1et 2 Fourneau de Fallon. 3 Fourneau de Baignes. 4 Fourneau de Varigney
1et 2 Fourneau de Fallon. 3 Fourneau de Baignes. 4 Fourneau de Varigney
1et 2 Fourneau de Fallon. 3 Fourneau de Baignes. 4 Fourneau de Varigney
1et 2 Fourneau de Fallon. 3 Fourneau de Baignes. 4 Fourneau de Varigney

1et 2 Fourneau de Fallon. 3 Fourneau de Baignes. 4 Fourneau de Varigney

Les fonderies fabriquaient également les accessoires comme les  marmites et les gaufriers  à grand manche ainsi que les cercles de fonte qui s'adaptaient à la forme   (rectangulaire ou circulaire)  des plaques à gaufres.

NOËL A BROTTE LES RAY: LUMIERE D'AUJOURDHUI ET TRADITION D'AUTREFOIS

Les Gaufres

Leur origine: les avis sont partagés sur l'acte de naissance de la gaufre. Certains la voient naître en Belgique, dans le Nord de la France,d'autres en Lorraine, d'autres encore dans la région Lyonnaise....

"La gaufre est d'origine belge et date du XIIe ou XIIIe siècle. Le mot gaufre vient du néerlandais Wafel"qui signifie "rayon de miel". C’était une pâtisserie de pâte légère, faite de mauvaise farine et d’eau, et cuite entre deux fers qui imprimaient un dessin en relief… en forme de « rayon ». Mais, à l’époque, les gaufres n’étaient pas seulement une friandise… comme aujourdhui ! Il arrivait qu’on en mangeait lorsqu’on manquait de pain. Il était aussi de coutume, pour le jour de l'an, d'offrir une gaufre à ses proches, pour les étrennes. Confectionnées en famille, elles étaient aromatisées à la cannelle et au sucre candi, différentes, selon les régions, par la forme comme par la grandeur."

"Les gaufres datent du moyen âge. A l'époque, une confrérie fût crée par Saint Louis, celles des oubliyeurs (oublieurs, oublayeurs ou oubloiers) qui fabriquaient un biscuit cuit entre deux fers et dérivés des hosties. Fines roulées en forme de cornet ou de bâton, et décorées d’inscriptions et d’images pieuses. Les oublayeurs les vendaient dans les rues en semaine et sur le parvis des églises le dimanche. Dans les rues, elles étaient vendues à la criée et l'acheteur tirait au sort en faisant tourner une roulette le nombre d'oublies auxquelles il avait droit. Pour devenir maître oubliyeur, il fallait être capable de fabriquer mille oublies en un jour."

ci dessous:représentation d'oublies et tableau de Watteau "Le marchand d'oublies".

Le marchand d'oublies par Watteau

"La gaufre est une pâtisserie connue depuis le XIIe siècle (poète Huon de Rotelande). Déjà à l’époque, des marchands en vendaient dans la rue ou sur le parvis des églises à l’occasion de fêtes ou comme offrandes aux saints. Son nom vent de walfre = gâteau, du néerlandais wafel = rayon de miel, qui devint warfreplus tard.

Les deux fers entre lesquels était cuite la gaufre à l’origine lui imprimaient des dessins en relief ayant une ressemblance avec l’œuvre des abeilles. Il existe cependant plusieurs types de plaques et de motifs : challe, waffier, fer à gaufre, moule à gaufre, gaufrier. En 1433, le terme de fer à waufres est utilisé dans le répertoire des ustensiles de cuisine (bonne maison des Ladres). Il est d’ailleurs courant d’en confectionner à la maison aux XIVe et XVe siècles, la gaufre faisant partie intégrante de l’alimentation paysanne, le Ménagier de Paris en donne 4 recettes différentes à cette même époque (traité de morale et d’économie domestique composé vers 1393 par un bourgeois parisien, Société des Bibliophiles françois).

La gaufre est un mets typique de la Belgique (par exemple la gaufre de Liège, petite, arrondie et possédant 24 trous ou la gaufre bruxelloise plus grande et rectangulaire, possédant 20 trous) et du nord de la France. À l’origine des gaufres existaient les oublies, petites pâtisseries à la fonction religieuse offertes sur le parvis des églises ou en offrande aux saints. Les artisans gaufriers s’appelaient autrefois des oblayers (ancêtres des pâtissiers), et il n’y avait que des hommes, les femmes n’ayant pas le droit de toucher à la pâte au risque de la corrompre (on était loin de l’égalité !…), c’est en tout cas ce qu’avaient décidé les hommes… Le côté religieux s’estompa ensuite et les oublies furent vendues dans les rues par des enfants mendiants voire prostitués : les marchands d’oublies".

Gaufre sortant d'un moule ancien.

 

Du réalisme et...un peu d'humour ! Photos 3 et 4 Les gaufres à la foire à l'ancienne de Coligny dans l'Ain avec une recette de pâte (il y a une ressemblance certaine avec Brotte les Ray)
Du réalisme et...un peu d'humour ! Photos 3 et 4 Les gaufres à la foire à l'ancienne de Coligny dans l'Ain avec une recette de pâte (il y a une ressemblance certaine avec Brotte les Ray)
Du réalisme et...un peu d'humour ! Photos 3 et 4 Les gaufres à la foire à l'ancienne de Coligny dans l'Ain avec une recette de pâte (il y a une ressemblance certaine avec Brotte les Ray)
Du réalisme et...un peu d'humour ! Photos 3 et 4 Les gaufres à la foire à l'ancienne de Coligny dans l'Ain avec une recette de pâte (il y a une ressemblance certaine avec Brotte les Ray)
Du réalisme et...un peu d'humour ! Photos 3 et 4 Les gaufres à la foire à l'ancienne de Coligny dans l'Ain avec une recette de pâte (il y a une ressemblance certaine avec Brotte les Ray)

Du réalisme et...un peu d'humour ! Photos 3 et 4 Les gaufres à la foire à l'ancienne de Coligny dans l'Ain avec une recette de pâte (il y a une ressemblance certaine avec Brotte les Ray)

Les gaufres de Brotte les Ray...

Peu importe l'origine des gaufres... celles de Brotte, confectionnées "à l'ancienne " avaient une saveur d'antan! Seule touche de modernisme: l'adjonction de Nutella qui semblait avoir un franc succès auprès des plus jeunes, certes, mais aussi auprès des plus âgés!

Nul doute que l'année prochaine les préposés les préparent avec le même savoir faire et le même entrain, accompagnés par les chants de la Chorale : Les Voix du Salon" et d'autres artistes, dans une excellente ambiance !

Les bénévoles de " Du Moulin au Tacot"  et la Chorale "Les Voix du Salon" en action le 16 Décembre 2016
Les bénévoles de " Du Moulin au Tacot"  et la Chorale "Les Voix du Salon" en action le 16 Décembre 2016
Les bénévoles de " Du Moulin au Tacot"  et la Chorale "Les Voix du Salon" en action le 16 Décembre 2016
Les bénévoles de " Du Moulin au Tacot"  et la Chorale "Les Voix du Salon" en action le 16 Décembre 2016

Les bénévoles de " Du Moulin au Tacot" et la Chorale "Les Voix du Salon" en action le 16 Décembre 2016

Bonnes Fêtes...
Bonnes Fêtes...

Bonnes Fêtes...

Bravo aux Organisateurs

et...

Joyeuses Fêtes à Toutes et Tous!

 

Patrick Mathie. Décembre 2016

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LE RETABLE DE L'EGLISE DE LAVONCOURT

Publié le par Patrick Mathie

Dès la fin du XVIIème siècle, la Haute-Saône se lance dans une grande campagne de reconstruction de ses églises. Au XVIIIème siècle, le département se couvre d’édifices aux formes souvent originales et novatrices (Noidans-lès-Vesoul, Blondefontaine, Gy…). Si la fin du XVIIIème siècle affectionne les sobres décors de boiseries, la première moitié de celui-ci et la fin du siècle précédent voient l’explosion des retables baroques.

L'Eglise de Lavoncourt est dédiée à Saint Valentin.

LE RETABLE DE L'EGLISE DE LAVONCOURT

En 268, l'empereur, Claude II Le Gothique, avait beaucoup de difficultés pour trouver des soldats pour ses multiples campagnes militaires. Aussi, il décida d'interdire les mariages car, pour lui, les hommes mariés ne faisaient pas de bons soldats. Valentin décida de marier secrètement les jeunes amoureux.

Pour avoir  transgressé la loi, Claude II le fit arrêter.

En prison, Valentin reçut beaucoup de messages de soutien et d'encouragement , car beaucoup croyaient en l'amour. Certains lui mettaient même des fleurs sur sa fenêtre.

LE MIRACLE DE VALENTIN

Julia, la fille de son geôlier, aveugle de naissance fut touchée par cette arrestation et demanda à son père de le rencontrer.

Durant sa captivité, elle lui rendit de nombreuses visites. Elle lui apportait même à manger. Valentin lui décrivait le monde, la nature et lui parlait de son Dieu.

Touché par la détresse de la jeune fille, Valentin implorait son Dieu matin et soir pour qu'elle retrouve la vue.

Puis, un soir, lors d'une de ses visites, une lumière illumina la cellule. Julia se mit à pleurer car un miracle venait de se produire, elle voyait enfin ! « Je suis heureuse » dit-elle « je voulais tellement voir tout ce que vous m'avez raconté? ».

Devant ce miracle, toute la famille de Julia se convertit à la religion chrétienne.

LA MORT DE VALENTIN

L'empereur Claude II  fut informé rapidement de ce miracle et Valentin, ayant refusé de renier son Dieu, fut condamné à mort.

La veille de sa mort, il écrivit une dernière lettre à Julia, l'invitant à rester près de son Dieu et la signa : « de votre Valentin ».

Le lendemain, Valentin fut battu, brisé par les coups de bâtons des soldats romains, pour être enfin décapité sur la via Flaminia, le 14 février 268 (l'équivalent du 14 février).

Il est dit que Julia planta un arbre rose fleuri d'amandes près de sa tombe. L'amandier est, aujourd'hui, un symbole d Amour et d Amitié.

source:http://www.saintvalentin.org/

Le retable de l'église Saint Valentin de Lavoncourt ( Photo Abeille et petites mains)

Le retable de l'église Saint Valentin de Lavoncourt ( Photo Abeille et petites mains)

Les retables en Haute Saône

Dès la fin du XVIIème siècle, la Haute-Saône se lance dans une grande campagne de reconstruction de ses églises. Au XVIIIème siècle, le département se couvre d’édifices aux formes souvent originales et novatrices (Noidans-lès-Vesoul, Blondefontaine, Gy…). Si la fin du XVIIIème siècle affectionne les sobres décors de boiseries, la première moitié de celui-ci et la fin du siècle précédent voient l’explosion des retables baroques.

Le retable de Lavoncourt " un chef d'oeuvre de la culture sur bois".

Retable du maître-autel - XVIIIe siècle. En bois polychromé et doré, mis en place dans le premier tiers du XVIIIe siècle. Structure du type adossé, à ordre sur soubassement, composé de trois corps.


Décor :

-dans le corps central, toile figurant un épisode de la vie de Saint Valentin, patron de la paroisse, surmontée d'une Colombe du Saint-Esprit dans une nuée et flanquée des statues de saint Joseph (à gauche) et de saint Antoine (à droite).

-dans les ailes, statues de deux saints évêques (difficiles à identifier en l'abscence de leurs attributs).

-au couronnement : buste du Père Eternel avec globe terrestre dans un cartouche.

Une série d'anges aux attitudes variées ponctue la composition du retable : deux angelots de part et d'autre des ailes; quatre angelots et deux anges atlantes au couronnement; deux anges adorateurs en amortissement des colonnes extérieures.

Couronne impériale au sommet du couronnement et pots à feu en amortissement des pilastres.

Le retable de Lavoncourt semble relever de la brillante production des ateliers bisontins du début du XVIIIe siècle et n'est pas sans parenté avec des ensembles du Haut-Doubs et de la Savoie."


En savoir plus sur http://www.guide-tourisme-france.com/VISITER/eglise-saint-valentin--lavoncourt-9506.htm#KCItQdovckqXVbhd.99

Détails du retable de Lavoncourt ( Photos P.Mathie)
Détails du retable de Lavoncourt ( Photos P.Mathie)
Détails du retable de Lavoncourt ( Photos P.Mathie)
Détails du retable de Lavoncourt ( Photos P.Mathie)
Détails du retable de Lavoncourt ( Photos P.Mathie)
Détails du retable de Lavoncourt ( Photos P.Mathie)
Détails du retable de Lavoncourt ( Photos P.Mathie)

Détails du retable de Lavoncourt ( Photos P.Mathie)

UN SECRET DEVOILE !

Jean Paul Carteret, Maire de Lavoncourt, attire l'attention du visiteur sur une particularité de l'église: lorsqu'on se place dans la nef centrale, face au retable, on s'aperçoit que le choeur est nettement décalé sur la droite.... Quel est ce mystère?

Si l'on regarde le bas côté gauche de l'église on peut remarquer, à côté d'un pilier une ouverture en biseau, une sorte de meurtrière assez grande. En allant de l'autre côté du pilier on accède à une chapelle. Un volet permet de masquer ou de dégager l'ouverture décrite précédemment...

Le décalage du choeur sur la droite a été réalisé sciemment afin que, depuis la chapelle située à gauche, l'axe de vision des "nobles" puisse se diriger sur le Maître autel et ceci sans être vus par les "manants" ( on peut imaginer qu'une tenture ou un mur séparait la chapelle des travées).

L'ouverture en biseau et, de l'autre côté, le volet permettant de l'obstruer ou de la dégager.
L'ouverture en biseau et, de l'autre côté, le volet permettant de l'obstruer ou de la dégager.

L'ouverture en biseau et, de l'autre côté, le volet permettant de l'obstruer ou de la dégager.

L'église de Lavoncourt a été reconstruite plusieurs fois, la dernière reconstruction datant du XVIII ème siècle, mais les chapelles latérales et le clocher sont les vestiges de l'église du XVème siècle.

 

                 Photos de l'église: Hervé
 
VOIR LE SITE:
 

http://rvall.eklablog.com/randonnee-lavoncourt-1-2-a83615986

 

 

 

 

Patrick MATHIE .décembre 2016

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