LES CELEBRITES DE VAUCONCOURT ET NERVEZAIN

Publié le par Patrick Mathie

Evelyne JOLY a consacré l'une de ses 130 conférences aux personnages du temps passé qui ont eu une certaine notoriété. Originaires des villages de Vauconcourt et de Nervezain, ou  y ayant vécu ou encore parents avec des villageois ils ont laissé une trace dans l'histoire locale, nationale ou internationale dans les siècles précédents.

Voici le résultat de ses recherches.

VAUCONCOURT ET NERVEZAIN

QUELQUES PERSONNAGES CELEBRES 

par Evelyne JOLY

 

 

 CLAUDE ANTOINE AUGUSTE LECREUX 

Curé né à Leffond le 5.2.1856 mort à Fougerolles en 1920

 

Fils d’Antoine Lecreux charron et d’Anne Caillet, il est remarqué pour sa piété par deux missionnaires et entre au séminaire.

Ordonné prêtre en 1880, et sera curé de VAUCONCOURT en 1894.

 

A son décès le maire déclare : On le trouvait au chevet de tous les malades, riches ou pauvres. C’était un homme de travail et de règle.

 

Il aimait écrire et a laissé la chronique de Fougerolles (remontant à Charlemagne) qui est consultable aux archives de Vesoul.

CHARLES GUSTAVE BLANCHOT

Ecclésiastique et historien (1850-1901)

 

Elève au séminaire de Luxeuil, ordonné prêtre en 1874, il fut curé de Vauconcourt et aumônier des Clarisses de Besançon.

 

Il publie en 1887 une brochure sur la paroisse de VAUCONCOURT et les seigneurs du Chastelot et une autre sur l’église prieurale de Grandecourt.

 

Membre de la SALSA, il leur donne en 1890 des notes et documents sur « un coin de frontière franc-comtoise".

 

BERNARD BELGRAND

Chirurgien et bourgeois de Charentenay né vers 1718, résidant à Vauconcourt.

Fils d’Antoine Belgrand et de Margueritte Aubert

 

Il épouse le 11 août 1750 à Besançon Anne Claude Dubois originaire de Soing

 

Leur fille Anne Baptiste se mariera à 33 ans à Vauconcourt le 18 novembre 1785 avec un marchand de Fleurey qui a 40 ans et s’appelle Félix Joyandet.

 

LOUIS JACQUES ROMAND

Directeur des forges de Pesmes, né à VAUCONCOURT le 12.10.1790, mort à Pesmes en 1862.

 

Fils de Jean Joseph Romand originaire du Jura mais commis de forges à Vauconcourt et de Marie Vuillet originaire d’Autrey.

 

Il fait une carrière militaire, participe à la campagne des Indes.  Il est nommé chevalier de la légion d’Honneur, blessé à Ligny il combat néanmoins à Waterloo. Il a écrit « Mémoires de ma vie militaire 1809-1815 ».

Bataille de Ligny 1815

Il rentre comme commis aux forges de Pesmes et en sera le directeur en 1829, année où il se marie avec Jeanne Claude Renaud dont le père est négociant propriétaire. Il a alors 39 ans.

Son frère Claude Pierre Joseph est régisseur des fourneaux de Dampierre-sur-Salon.

 

Et maintenant un autre personnage qui a particulièrement marqué son temps:

CLAUDE MENESTRIER

 

Prêtre, prieur, écrivain

 

Né à VAUCONCOURT en 1559

Mort à Rome en 1639

 

 

Les avis des historiens divergent sur la date de naissance de Claude Ménestrier

 

La SALSA donne 1559, Serge  Tyvaert, maître de conférence indique 1580.

Mais tous sont d’accord sur le lieu : VAUCONCOURT dans une modeste famille de paysans.

 

Il serait parti garder des moutons en Espagne pour gagner sa vie. Il est alors remarqué par un riche espagnol qui lui fait faire des études à Rome.

 

Il devient docteur en droit et prêtre.

 

Le cardinal Barberini  futur pape Urbain VIII le prend comme bibliothécaire mais certains disent qu’il était également l’antiquaire du pape.

Pape Urbain VIII

A ce titre il fera plusieurs voyages, aux Pays-Bas, en Espagne et en Italie.

 

En 1632 il effectue une traversée entre l’Italie et Marseille. Il charge sur la galère de nombreux trésors, œuvres d’art et antiquités, dont une petite toile représentant la Vierge, qu’il chérit particulièrement, qu’un peintre florentin, Dominico Cresti  avait peint pour lui pour 10 écus d’or.

 

La galère est prise dans une tempête, elle coule avec tout son chargement….

 

Claude en était descendu quelques jours avant à Toulon pour rejoindre avec des amis Marseille par voie terrestre.

 

Même si la providence lui avait sauvé la vie, il est effondré.

 

Mais, 3 jours plus tard...

La mer a rejeté les tableaux déchirés, éventrés, les objets cassés….

 

Et roulée, attachée par une ficelle, intacte, la petite image de la vierge parfaitement conservée.

 

Claude Ménestrier avait perdu 2000 écus dans le naufrage mais il était si heureux d’avoir retrouvé sa vierge (à 10 écus) qu’il décida d’en faire don aux dominicains de Besançon.

Complément 2017: 

MÉNESTRIER (Claude), antiquaire et numismate, né à Vauconcourt vers le milieu du XVI" siècle, était fils d'un pauvre laboureur qui le laissa orphelin fort jeune. Résolu d'aller tenter la fortune dans les pays étrangers, il se rendit en Espagne mais les protections sur lesquelles il avait compté lui manquèrent, et il se trouva réduit à garder un troupeau de mérinos. Il passa ensuite en Italie et, arrivé à Rome, il s'appliqua à l'étude avec beaucoup de succès. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il fut pourvu d'un canonicat au chapitre de SainteMadeleine de Besançon et de quelques autres bénéfices. Le cardinal Fr. Barberini le nomma son bibliothécaire, et lui fit faire différents voyages en France, dans les Pays-Bas et en Espagne, pour recueillir des antiques et des objets d'art. Comme il retournait à Rome en 1632, ramenant un grand nombre de monuments et de tableaux précieux, le vaisseau qu'il montait fut assailli, quelque distance de Marseille, par une tempête très-violente le patron déclara que pour sauver le bâtiment d'un naufrage presque inévitable, il fallait jeter à la mer tous les objets appartenant aux passagers. Ménestrier ne put sauver de toutes ses richesses qu'un petit tableau représentant la sainte Vierge, et à son arrivée à Rome, il envoya ce tableau à Besançon, pour y être placé dans une église (147). Il était lié avec Jérôme Aléandre, et il entretenait une correspondance suivie avec et Ph. Chifflet, ses compatriotes. Il mourut à Rome en 1639, dans un âge très-avancé.  Il a laissé un Commentaire sur la vie des papes et des cardinaux par Alphonse Chacon, et on conserve de lui, parmi les manuscrits de la bibliothèque de Besançon  quelques autres Catalogues des médailles les plus rares.

Source: http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55148g/f254n1.texteBrut

 

 

NOTRE DAME DES JACOBINS

 

Petit tableau de la vierge, initialement connu sous le nom de « NOTRE DAME DES ONDES » en souvenir de son passage dans les flots, était, il y a encore peu de temps installé dans une chapelle de la cathédrale Saint Jean de Besançon.

 

En mars 2008 le tableau fut vandalisé par un fou. On a retrouvé les morceaux de la toile dans une poubelle et la DRAC l’a fait restaurer. Elle mesure 0.75 m sur 0.62 m.

 

Avant que le tableau ne reprenne sa place définitive des mesures de protection appropriées sont étudiées.

 

On  prête à la vierge des Jacobins de nombreux miracles et elle a toujours été adorée des Bisontins. On venait lui demander des faveurs de toute la région. De nombreux témoignages et dons l’attestent.

 

En 1752 une partie de l’édifice vétuste s’écroula mais la chapelle du Rosaire où se trouve la vierge fut épargnée et il n’y eu aucun blessé.

 

Pendant la Révolution tous les biens ont été vendus mais curieusement le tableau fut classé parmi les objets sans valeur et fut épargné…

 

Puis avec le temps le culte pour « Notre Dame des Ondes » s’est estompé.

Un homme qui n’est pas né à VAUCONCOURT mais qui a exercé un grand rôle historique, c’est  CLAUDE FRANCOIS MENESTRIER, petit neveu du précédent. (On n’était pas prêtre de père en fils et pour cause…. Mais bien souvent d’oncle à neveu !)

Claude François Ménestrier, né à Lyon en 1631 et mort à Paris en 1705, fut l’un des plus grands spécialistes en Héraldique (ou art des blasons). Ses dessins et ses écrits sont particulièrement appréciés des amateurs. C’était aussi un virtuose de l’imagerie baroque.

                                                                                                             Evelyne JOLY

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